Libération de l’Autriche

Le 28 avril 1945, cinq jours après leur entrée dans UIm et trois jours seulement après la prise de Constance, les 1ère et 5° Divisions blindées, aux ordres du Général BÉTHOUART, commandant le ler Corps d’Armée, franchissent la frontière autrichienne et prennent pied dans le Vorarlberg et dans les Alpes bavaroises.

En trois jours, toute la région des plateaux comprise entre le lac de Constance et la vallée de l’lller est conquise et nettoyée. Les bases allemandes de Friedrichshafen et de Lindau, sur le lac de Constance, avec leurs chantiers navals et aéronautiques, leurs ateliers de construction de V2, tombent entre les mains des Français.

S’accrochant au terrain montagneux et au système d’ouvrages bétonnés implantés dans la région de Brégenz, multipliant les destructions sur tous les itinéraires, des unités de S.S. tentent d’ interdire l’accès des hautes vallées du Rhin et de l’lller,

Mais la 5° Division blindée, après une lutte acharnée, force dès le 29 avril le verrou de Brégenz, prend Dornbirn le 1er mai, s’empare de Feldkirch le 3 mai, et atteint les frontières de la principauté de Lichtenstein.

À sa gauche, la 1ère Division blindée remonte la vallée, de l’Iller, enlève, par une habile manoeuvre, la localité d’Immenstadt âprement défendue et, malgré un terrain rendu plus difficile par des destructions nombreuses, parvient au cœur des Alpes bavaroises, à Oberstdorf.

Suivant au plus près les deux divisions blindées, la 4° Division marocaine de montagne à l’Ouest et la 2° Division d’infanterie motorisée à l’Est nettoient le terrain conquis et dépassent nos engins, dont la progression dans la haute montagne encore couverte de neige se heurte aux pires difficultés.

Bousculées sans trêve, les neuf divisions ennemies opposées à la lère Armée ne peuvent échapper à la destruction ou à la capture.

Du 31 mars, jour du franchissement du Rhin, jusqu’au 3 mai, l’Armée française a conquis deux Lands allemands : Bade et Wurtemberg, et capturé plus de 100.000 prisonniers, dont 15 généraux.

Photos des derniers combats

Un témoignage

… Nous n’avons plus qu’à quitter notre «chemin de fer» et à descendre vers le village. C’est une belle récompense. Toutes les maisons ont pavoisé aux couleurs du Vorarlberg et de l’Autriche. Les auberges ont des bouquets peints sur leurs volets, des façades anciennes s’ornent de grandes fresques ou de frontons sculptés. Les filles sont presque toutes jolies, les authentiques paysannes en nattes tout autant que les réfugiées citadines pimpantes et bavardes. Toutes portent le costume national du Vorarlberg, le costume à courte jupe froncée, corselet ajusté et bas de coton rouge …

Texte et dessin d’Annie Gacon
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