La chapelle de Soest (OFlag VI A)

Soest Chapelle Française de l’Oflag VI A / Soest – Französiche Kapelle des OFLAG VI a

Le 25 décembre 1940 des prêtres français consacrèrent une chapelle en l’honneur de St. Pierre-ès-liens et de la Vierge Marie. Cette chapelle se trouvait dans une mansarde qui avait été décorée par des peintres français. Elle était située sous les toits du bloc I de l’Oflag VI A à Soest (premier camp d’officiers de la 6ième région militaire), dans lequel étaient cantonnés comme prisonniers de guerre depuis le 31 juillet 1940 plus de 2.500 officiers français ainsi que leurs ordonnances. Cette pièce de 7,5 mètres de long sur 6 mètres de large représentait pour une grande partie de ces prisonniers la seule possibilité de retrouver leur identité personnelle aussi bien que nationale éprouvée par le choc de la défaite et de l’emprisonnement. Il s’agissait d’une caserne d’environ 10 hectares, la dernière caserne que les nazis avaient construite à Soest dans le cadre du réarmement. Elle n’était pas encore terminée lorsqu’elle fut nommée, le 15 novembre 1939, Stalag VI E (5ième camp de base pour les soldats et sous-officiers de la 6ème région militaire).

Vue de la Chapelle Française, 1999

Le 25 décembre 1940 des prêtres français consacrèrent une chapelle en l’honneur de St. Pierre-ès-liens et de la Vierge Marie. Cette chapelle se trouvait dans une mansarde qui avait été décorée par des peintres français. Elle était située sous les toits du bloc I de l’Oflag VI A à Soest (premier camp d’officiers de la 6ième région militaire), dans lequel étaient cantonnés comme prisonniers de guerre depuis le 31 juillet 1940 plus de 2.500 officiers français ainsi que leurs ordonnances. Cette pièce de 7,5 mètres de long sur 6 mètres de large représentait pour une grande partie de ces prisonniers la seule possibilité de retrouver leur identité personnelle aussi bien que nationale éprouvée par le choc de la défaite et de l’emprisonnement. Il s’agissait d’une caserne d’environ 10 hectares, la dernière caserne que les nazis avaient construite à Soest dans le cadre du réarmement. Elle n’était pas encore terminée lorsqu’elle fut nommée, le 15 novembre 1939, Stalag VI E (5ième camp de base pour les soldats et sous-officiers de la 6ème région militaire).

Des cercles littéraires, de la musique de chorale et des concerts, des expositions d’art et des représentations de théâtre furent les moments importants de cet exil involontaire. La chapelle, œuvre des deux artistes et architectes René Coulon et Guillaume Gillet fut un centre pour la vie religieuse des fidèles catholiques : une salle de prière et de recueillement qui permettait aux prisonniers de quitter pour de courts moments leur entourage étranger et hostile.

Le camp de prisonniers de guerre fut libéré le 6 avril 1945. Le complexe de la caserne servit les années suivantes de camp pour personnes déplacées, de lieu d’hébergement pour les expulsés de l’Est et enfin jusqu’en 1994 de caserne belge.

En 1995, dans le cadre de la journée du patrimoine culturel, les habitants de Soest furent invités à visiter le bâtiment et la Chapelle Française, héritage culturel des prisonniers français. En juin 1997, sous l’influence du grand intérêt manifesté par le public, fut fondé l’atelier d’animation historique de la Chapelle Française, association qui a pour but de remettre à jour et de protéger les soixante années de l’histoire de la ville qui se sont écoulées dans ces bâtiments. La qualité spéciale de ce monument commémoratif permet de mener les personnes qui viennent contempler cette œuvre d’art à une meilleure compréhension de notre histoire récente. La réflexion sur le développement politique de la région se fait grâce à la visite des lieux historiques qui sont encore présents. La décoration artistique de la Chapelle Française procure une si vive impression sur la vie des prisonniers que des questions concernant l’arrière-plan historique se posent immédiatement. L’atelier d’animation historique fait des recherches sur les différentes fonctions de l’ensemble de la caserne, prend contact avec d’anciens prisonniers de guerre et d’autres habitants ultérieurs de la caserne et intervient en faveur de la protection de ces lieux et de leur installation comme place du souvenir et comme centre de recherches historiques locales.

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